Si les titres de Christophe Maé, diffusés en boucle sur les ondes radiophoniques et télévisuelles ne nous sont pas étrangers, ils en deviennent aujourd’hui exténuants voir agaçants. Aussi, on pouvait s’attendre à un concert de sa part aussi difficile à digérer que ses musiques passées à la chaine, dans les centres commerciaux ou les laveries automatiques !Christophe_Mae_Agence_Angeli

Et bien, pas du tout ! « J’ai laissé » mes préjugés à la maison, et essayé d’écouter de la façon la plus impartiale possible ce concert. Et c’est avec beaucoup de surprise, que nous avons pu découvrir un Christophe Maé plutôt excellent, sur la scène du Zénith de Nantes, ce jeudi 7 octobre 2010. Le « p’tit Gars » qui a fait ses débuts dans la comédie musicale du Roi Soleil a su « Tracer la route » pour devenir aujourd’hui un chanteur à part entière.

Jouant divinement de l’harmonica et de la guitare sèche, c’est vers un tout autre monde que ses mélodies nous emmènent, celui qui gît au plus profond de la culture africaine et caribéenne. Pourquoi c’est beau ? Christophe sait évoquer les thèmes de l’amour, la « Nature », la vie, combinés dans des mélodies empruntent de soul, reggae, blues, et folk, à l’instar de ses idoles Bob Marley ou Stevie Wonder.

Sur scène, « Je me lâche » prend ici tout son sens. Le musicien ne tient pas en place, toujours en perpétuel mouvement, à drainer la foule, pour que le public le suive et ressente les émotions qu’il souhaite partager. « J’ai vu la vie sourire à la Mama » mais surtout au public, enchanté de vivre ce concert et qui en redemande ! Difficile d’imaginer le show s’arrêter, « ne m’abandonne pas ! » pourrait s’écrier un fan éploré à l’idée de devoir quitter la salle, avec pour seul souvenir, outre les images d’un Christophe Maé énergique et enthousiaste, son dernier album qui tournera en boucle sur la chaîne hifi les jours suivants…

De quoi devenir « Dingue, Dingue, Dingue, » de ses concerts !

Texte : Elodie Fresneau
Crédit Photo : Agence Angeli